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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 09:07
Après un bref séjour en métropole pour les vacances de Pâques, je suis de retour à Nouméa.
Cependant, malgré le nombre de ponts et week-end prolongés de ce mois de mai, je reste en rade.
J'ai bien trouvé un équipier, propriétaire d'un bateau moteur amarré sur le ponton D, mais je reste toujours sans skiper.
Le problème devient urgent si je veux recevoir Léa et Nina pour le mois d'août.
Par ailleurs, ça y est, je me suis mis à dérouiller l'intérieur de la coque. je commence sous l'établi, au droit d'un hublot par lequel, semble-t-il de l'eau se soit infiltré. Enormes paquets de rouille; coincés entre les lisses et la tôle, repoussant cette dernière.  Travail de dentiste, dans des positions inconfortables, je n'avance pas.
Je m'aperçois également que la nécessité d'un établi à bord n'est pas évidente, le bricolage se faisant, soit sur place, soit sur le pont ou à quai, mais sûrement pas à fond de cale!
Le voisin me suggère d'installer à la place un congélateur; à voir.
Par ailleurs, j'ai l'impression que ma batterie ne charge pas assez vite (mes 2 panneaux solaires sont en effet limite).
D'autant plus si je veux changer le guindeau pour un guindeau électrique, et ce congélateur, sans parler d'une clim (plus tard). Je ne voudrais pas perdre mon pilote automatique faute de courant !

Bref, il me faut impérativement un plan de mise à jour (maintenance/amélioration) du Olla.

C'est un métier !

Par Alain - Publié dans : ollajournaldebord
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 08:33

Aujourd’hui, il faut vraiment y aller, le soleil est éclatant, le vent faible (moins de 10 nœuds) la mer est d’huile. Si je n’y vais pas aujourd’hui, je n’irais jamais.

Il me faut cependant toute la matinée pour faire mes courses et continuer de déménager des affaires encore stockées chez notre ex-voisin d’Ouémo.

Donc, assez tard, après 14h30, je me prépare en suivant presque une check list (comme en aviation) :

-         fermer les hublots, enlever le tau, sécuriser tout ce qui bouge à bord,

-         déconnecter électricité et câble télé,

-         préparer la GV (enlever le tau de protection, mettre les lazy jacks, installer la drisse sur la GV),

-         mettre les amarres de façon à être largables depuis le pont du voilier,

-         mettre le moteur en marche,

Ensuite, je préviens le voisin, pour qu’il puisse parer son voilier, et vienne m’aider à larguer les amarres.

Je vois bien qu’il est inquiet de me voir sortir seul, il n’arrête de me répéter qu’avant de se lancer, il est sorti de nombreuses fois accompagné lorsqu’il a pris son bateau. Certes, mais les gens ne sont prêts à monter avec moi que lorsque j’aurais moi-même un peu de pratique, il y a là une difficulté qui me bloque. Mais, pensais-je en moi-même, il n’y a pas de vent aujourd’hui et au pire, je rentrerai au moteur.

Donc, c’est parti, je sors correctement dans la baie, et me mets bout au vent, comme nous l’avions répété lors de la prise en mains avec Stéphane, l’ancien propriétaire.

Premier problème, la drisse passe sous le lazy jack, il faut redescendre la voile et remettre correctement la drisse. Ensuite, une latte est gênée, toujours par ce lazy jack, pas difficile de redescendre la voile, et de la remonter.

Puis, enfin, je monte cette fameuse GV, mais je peine comme une bête, je suis complètement essoufflé par l’effort à fournir, je ne comprends pas d’où vient la difficulté, et de plus, la baume se lève. Je n’y comprends rien et suis complètement exténué. Heureusement, je ne dérive pas trop, la mer est toujours d’huile et le vent absent. C’est alors qu’un couple dans un petit canot m’appelle et me demande s’ils peuvent m’aider, car, m’expliquent-ils, mes bosses de ri ne sont pas au clair et m’empêchent d’établir ma voile.

Ils me demandent permission de monter à bord, que je leur accorde, trop content d’une aide, pendant que j’essaie de reprendre mon souffle. En un clin d’œil, Maurico met tout au clair et monte la GV.

Nous faisons vite connaissance autour d’une bière en nous éloignant de la passe, puis je leur demande, si rien ne les appelle ailleurs, s’ils sont partants pour venir avec moi faire un tour en mer. Destination pour ce soir : l’îlot Maître.

Ils sont OK, et c’est comme cela que j’ai fait la connaissance de Joanne et Mauricio. Deux zoreilles, comme moi, arrivés depuis 2 mois en Nouvelle Calédonie, ils se sont connus en Corse. Tous deux passionnés de voile, ils ont fait l’école des Glénans, et viennent d’acheter un voilier à retaper ici. Le temps de se refaire une caisse de bord et ils comptent faire le tour du Pacifique en 2009. Joanne est enceinte de 3 mois, et il faut de temps en temps la modérer dans ses efforts !

Bref, j’ai de la chance de tomber sur eux. Ils me montrent pas mal de choses avec simplicité et gentillesse.

Après un grand bord au près arrivée à l’îlot Maître à temps avant la nuit, descente à terre pour l’apéro, et une bonne douche à la piscine du restaurant.

Le lendemain, départ tranquille sous un soleil éclatant, nous faisons un bord vers Nouméa, repassons l’îlot Maître puis continuons voir un banc de sable où s’attroupent des voiliers. Je n’arrive pas à retrouver ma carte, aussi, Mauricio monte à la première barre de flèche pour s’assurer des passes.

Le temps est si calme que nous sortons la trinquette sur le bas étais, récupérant le vent sous la chute de la voile d’avant (c’est plus qu’un foc mais pas un génois: justement, la chute en est plus haute, il faut que je retrouve son nom). Au retour, le soir, nous installons le genaker (qui, contrairement au spi n’a pas besoin d’un tangon) avec sa chaussette.

Tout ceci demande de mettre le voilier sans dessus- dessous pour tout retrouver, voiles et écoutes, que je n’avais pas encore repérées et restaient rangées, là précisément où j’avais mis mon bazar, dans la cabine tribord, d’où quelques coups de fils à Stéphane qui suivait ainsi nos progrès dans la pris en main du Olla.

Bref, retour tranquille, tellement que l’on a fini au moteur à l’entrée de la baie de l’Orphelinat. Surprise du voisin, en nous voyant rentrer à 3 lorsque je partis seul.

Très bonne sortie finalement qui m’a permis de prendre conscience du peu que je savais, mais a mis sur ma route ce couple, avec qui je pourrais ressortir, tant que leur propre voilier ne sera pas opérationnel.

Il faut repartir au plus vite et apprendre, apprendre, apprendre...
Corto

Par Alain - Publié dans : ollajournaldebord
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 05:35

Après quelques menus bricolages de confort (câble électrique, fixation du Bouddha et de ce que j'ai amené à bord) et changé les amarres (achat de 2 bouts diam 20 de 15 mètres) il faut arrêter de tergiverser et se lancer !

Fort heureusement, Gérard et Corinne, que j'avais rencontré chez Liliane et Henri, grands navigateurs devant l'éternel ont leur voilier (ketch de 15m, en acier, fait par eux-même et sur lequel il naviguent depuis 12 ans) sont sur le quai voisin du mien.

J’ai donc demandé à Gérard de m’aider à faire mon premier départ et appontement

Gérard m’a longuement expliqué que la poussée du moteur diesel n’est pas symétrique, et que le bateau a donc une tendance préférentielle à tourner sur un bord (le même d’ailleurs que l’on soit en marche avant ou arrière). Il semble que le Olla a tendance à tourner à gauche (mais de façon peu prononcée).

Il m’a également parlé de la difficulté à manœuvrer à petite vitesse, et comment aider la manœuvre par un coup d’accélération, pour améliorer l’action du safran dans l’eau.

Bref, après la théorie, la pratique. Le premier départ c’est très bien passé, amarré par tribord, la marche arrière m’a amené perpendiculaire au ponton, en tournant sur bâbord, assez loin du voilier voisin. Ce dernier, très inquiet avait sorti pour l’occasion des pare battages d’une taille impressionnante.

Ensuite, nous avons fait des ronds dans l’eau, dans la baie de l’orphelinat. Le temps de sentir un peu mieux comment réagit le bateau au moteur, comment prendre une visée par rapport au bastingage pour suivre un cap.

Laissé bout au vent au point mort, le bateau a tendance à se mettre en travers, ce qui semble normal à Gérard (j’aurais pensé qu’il devais se maintenir bout au vent ?).

Ensuite, l’appontement m’a semblé plus délicat, justement parce qu’il faut longer le ponton, sans être trop loin, au risque d’aborder le voisin, ni trop près, au risque de rentrer dedans. Heureusement, des voisins ont aider à l’amarrage.
Pour le second exercice, je n’ai pas bien compris pourquoi, le voilier est parti dans l’autre sens, sur tribord, ce qui fait que j’ai remonté la marina cul en avant, avant de pouvoir me retourner dans la baie. J’ai également tutoyé le voilier voisin. Le retour non plus n’était pas si bon. Très difficile de doser la vitesse.
Bref, beaucoup d’émotion et 2 – 3 photos prises par Henri qui, passant par là avec sa fille en vacances, nous rejoignit à bord pour l’apéro.
 

Conclusion : le départ en solo semble assez aisé, si l’on est bien préparé, par contre, j’appréhende le retour. Nous avons échangé nos contacts avec le voisin de ponton, afin que lorsque je sortirai, et surtout renterai, je l’avertisse : il pourra ainsi m’aider à amarrer le voilier, ce sera toujours une aide utile. Arriver seul semble en effet trop difficile à mon niveau.

La prochaine fois, il faudra envoyer les voiles !

A suivre

Corto

 

Par Alain - Publié dans : ollajournaldebord
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 22:25
Cela fait 3 nuits que je dors à bord.
J'y dors très bien, le bateau ne bouge pratiquement pas, toutefois, je commence à tanguer à terre.

Je n'ai fait que commencer à emménager. Ce week-end, il a fait 35°, ce qui a rendu la chose un peu pénible. J'y suis allé à une allure de sénateur, en effet, il me faut comprendre, connaître ce bateau, son organisation propre. Nous devons nous accoutumer l'un à l'autre.
Je dois acquérir de nouveaux réflexes, car tout est nouveau, tous les circuits de la vie quotidienne.
Le matin, par exemple, il faut aller sur le port prendre sa douche, puis revenir se changer. Avec la voiture au parking, j'ai trouvé que la place naturelle de ma trousse de toilette, ainsi que celle de mes chaussures (ville et chantier), c'est dans la voiture.
Pour le linge, compte tenu du prix de la laverie du port alors que c'est gratuit sur le chantier, je pense m'arranger pour faire mes lessives sur site et redescendre mon linge propre. Reste la question du repassage. J'ai monté à Prony la planche à repasser, mais je peux aussi repasser sur la table dans le carré du Olla.
Le dernier circuit à organiser rapidement, c'est celui des courses. Pour l'instant je ne mange à bord que des bols de nouilles chinoises toutes prètes, j'aime bien, mais pas trop équilibré.
Le lit dans le carré (celui que j'utilise) pose problème: il n'est pas rectangulaire et difficile à faire "net", par ailleurs, je n'aime pas le voir défait dans la journée. Pour la première fois de ma vie, j'ai dormi sur le dessus de lit, à poils et sans drap de dessus (moi qui couchais à Bamako sous une couette!), mais le ventilo donne juste ce qu'il faut d'air pour être bien.  J'ai juste peur que tout ceci n'empeste très vite ma sueur, il faut trouver quelque chose d'autre et surtout que le carré ne devienne pas un clapier de célibataire.
Autre chose: il faut acheter "petit". Par exemple, j'ai acheté du produit vaiselle, comme d'habitude, en prenant un flacon standard, mais il ne rentre pas dans les tiroirs de la cuisine....
J'ai vraiment hâte de trouver mes marques, pour pouvoir passer à autre chose.

J'ai installé le Bouddha, qui trône dans une équipé  et j'ai également pris à bord le four à micro - onde et la cafetière expresso , mais tout ceci n'est pas correctement fixé, et les raccordements sur le 220V à quai sont bricolés. Il faut reprendre la distribution du 220V et du câble TV pour que les fils ne passent plus par l'escalier de descente (empêchant la fermeture du bateau). Je sais bien qu'il faut éviter de faire des trous dans ce bateau, mais il doit être possible de passer par les manches à air.

Plus ennuyeux, ce sont les amarres. Samedi à 06h, j'ai été rveillé par mon voisin, qui s'inquiétait de voir le Olla se rapprocher dangereusement de son voilier. Le vent avait forcit dans la nuit, et en inspectant les amarres, il est apparu que les miennes sont trop fines. Je ne sais pas si Stéphane en avait d'autres ?
Je vais sûrement devoir investir dans des cordages... C'est vrai que le Olla fait 12 T et qu'il est assez haut sur l'eau (la ligne de flottaison est bien de 20 cm au-dessus de l'eau: c'est dire si les anciens proprios avaient du entasser du bazard lors de leurs périgrinations de plusieurs années !

Bref, il est quand même agréable de prendre l'apéro au grand air, dans un cockpit assez large pour que l'on y soit à l'aise, je vais certainement plus y reçevoir de visites qu'à Ouémo, tant mieux.

Avec les bricolages qu'il me faut faire en urgence, je ne sais pas si je pourrais sortir le week-end prochain ?
Si tout est correctement calé à bord, peut-être dimanche, si j'ai pu trouver d'ici là un (e) équipier(ère) assez cool.

Je reste à Prony sur le chantier jusqu'à vendredi. Je n'ai pas encore échangé mon numéro de téléphone avec le voisin, j'espère qu'il n'y aura pas d'alerte cyclonique d'ici là (il faut compteur 1h45 pour descendre). Là aussi, il faut prendre ses marques.

En attendant, je dois optimiser mes achats pour bloquer mon temps de bricolage sur le samedi.

A suivre

Par Alain - Publié dans : ollajournaldebord
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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /Fév /2007 05:59

J-1

Demain, je prends possession du Olla.
Le virement bancaire est fait, les papiers sont prêts, le Coin du Capitaine a préparé le transfert de l'assurance (je reprends celle de mon prédécesseur).
Il faudra aussi que je me fasse connaître à la Capitainerie du Port Sud, où est amarré le bateau.
N° d'anneau: C26.
Bref, j'aurai pas mal de choses à boucler en peu de temps demain après-midi, en revenant du site de Prony.

Samedi dernier, nous avons fait un aller-retour de Nouméa à l'îlot Maître avec Stéphane (le vendeur qui travaille au Coin du Capitaine, c'est d'ailleurs lui qui m'avait vendu l'année dernière mon tôlé, que j'espère revendre au plus vite...) et son père.
Vent entre 15 et 20 noeuds, nous sommes partis avec 2 ris et le Yankee (un génois, assez haut, qui doit permettre d'installer sur le second étai une trinquette en ramasse miettes). Aller au bon plein.
Monté à bord à 09h00, retour à 13h00, après avoir juste mouillé l'ancre et fait le tour du propriétaire (j'avais la tête farcie d'explications. Il est clair que Stéphane a bien pris soin de ce voilier).
Stéphane m'a expliqué pas mal de choses et j'ai pu évaluer tout ce qu'il me faudra apprendre avant de me sentir à l'aise dans la manoeuvre.
Le Olla est très facile, la barre franche pas trop dure à manoeuvrer, le pilote automatique très simple à utiliser, ce qui fait qu'une fois la barre relevée, on a beaucoup de place dans le cockpit. La casquette protège très largement des embruns et une fois calé sur son bouchin, le Olla est comme sur un rail (alors qu'à côté d'autres voiliers gitaient bien plus) avec à peine une vingtaine de degrés de gîte.
Sa taille permet au Olla de bien prendre la houle assez courte de Nouméa (à l'intérieur de la barrière de corail). Bref, des sensations très agréables.
Au retour, en vent arrière, nous n'avons pas me semble-t-il relancé la grand voile (j'ai un trou de mémoire).

Ma grande inquiétude c'est essentiellement l'arrivée à l'appontement. Je ne m'imagine pas vraiment en train de faire la manoeuvre tout seul. Et ça, pour l'instant, c'est un problème qu'il me faut résoudre assez vite, pour ne pas me contenter de rester à quai.

A suivre...
Par Alain - Publié dans : ollajournaldebord
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